Chez :  Ville :  Catégorie : 
Chambre :  Arrangement :  Nom de l'hôtel : 
A partir de :  Pour :  Nuit(s) Trier par: 
Budget Max :  Comparaison avancée...

Destination : Tunisie




Villes Aéroports




Accueil :
La Tunisie , officiellement la République tunisienne, est un pays d’Afrique du Nord appartenant au Maghreb. Elle est bordée au nord et à l’est par la mer Méditerranée. Sa frontière ouest s’ouvre sur l’Algérie (965 kilomètres) et sa frontière sud-est sur la Libye (459 kilomètres). Sa capitale Tunis est située dans le nord-est du pays. Près de 40 % de la superficie du territoire est occupée par le désert du Sahara, le reste étant constitué de terres fertiles, berceau de la civilisation carthaginoise qui atteignit son apogée au iiie siècle av. J.-C., avant de devenir le « grenier à blé » de l’Empire romain. Longtemps appelée Régence de Tunis, notamment sous la domination ottomane, la Tunisie passe sous protectorat français en 1881. Avec l’avènement de l’indépendance, le 20 mars 1956, le pays prend l’appellation officielle de Royaume de Tunisie à la fin du règne de Lamine Bey qui, cependant, ne porta jamais le titre de roi. Avec la proclamation de la république, le 25 juillet 1957, c’est le leader nationaliste Habib Bourguiba qui devient le premier président de la République tunisienne et modernise le pays. Toutefois, au terme de trente ans à la tête du pays dont la fin est marquée par le clientélisme et la montée de l’islamisme, le Premier ministre Zine el-Abidine Ben Ali finit par le déposer mais poursuit dès lors les principaux objectifs du « bourguibisme » tout en libéralisant l’économie. Intégrée aux principales instances de la communauté internationale, la Tunisie fait également partie de la Ligue arabe, de l’Union africaine et de la Communauté des États sahélo-sahariens.

Haut de page Haut de page
Arts :
Les productions tunisiennes restent rares et confidentielles même si certaines rencontrent un certain succès hors de Tunisie. Parmi les plus connues, on peut citer Un été à La Goulette (1996) et Halfaouine, l’enfant des terrasses (1990) de Férid Boughedir. Ce dernier, sans doute le plus grand succès du cinéma tunisien, met en scène un enfant dans le Tunis des années 1960. Nouri Bouzid porte quant à lui sur la réalité tunisienne un regard sans complaisance. Dans L’Homme de cendres (1986), il traite de la pédophilie, de la prostitution et des relations entre les communautés musulmane et juive147. Dans Bezness (1991), c’est le tourisme sexuel qui se trouve dans sa ligne de mire. Dans Les Ambassadeurs (1975), Naceur Ktari met en scène des émigrés maghrébins en France qui y sont confrontés au racisme. Les Silences du palais (1994) de Moufida Tlatli a quant à lui été primé par plusieurs jurys internationaux. Premier film arabe réalisé par une femme, on y découvre la vie dans une maison aristocratique de Tunis à travers les yeux d’une jeune fille. En 2007, le paysage cinématographique tunisien voit la sortie de plusieurs films recevant un certain succès auprès du public tel que Making of de Bouzid ou VHS Kahloucha de Nejib Belkadhi.

La musique tunisienne est le résultat d’un métissage culturel. Principalement influencée par les cultures arabo-andalouse, arabe et occidentale, elle est relativement diversifiée. Son courant musical classique et le plus réputé est le malouf. Toutefois, les chants traditionnels continuent de rencontrer un certain succès. Côté instruments, les régions urbaines et rurales se différencient quelque peu. En milieu urbain, ce sont les instruments à cordes (rebec, oud et qanûn) et les percussions (darbouka) qui dominent alors que, en milieu rural, le chant bédouin, en plus des percussions, est accompagné d’instruments à vent comme le mezoued et la gasba.

La naissance d’une peinture tunisienne contemporaine est fortement liée à l’École de Tunis mise en place par un groupe d’artistes de Tunisie unis par la volonté d’incorporer des thèmes proprement tunisiens et rejetant l’influence orientaliste de la peinture coloniale. Après la peinture expressionniste d’Amara Debbache, Jellal Ben Abdallah et Ali Ben Salem se font reconnaître, l’un pour ses miniatures de style byzantin, l’autre pour son rattachement à l’impressionnisme153. La vie quotidienne devient par ailleurs l’inspiration de Zoubeir Turki et d’Abdelaziz Gorgi. L’abstraction saisit également l’imagination des peintres comme Edgar Naccache, Nello Lévy et Hédi Turki. Après l’indépendance en 1956, le mouvement pictural tunisien entre dans une dynamique d’édification nationale, des artistes se mettant au service de l’État. Des artistes ont ainsi pu accéder à une reconnaissance internationale tels que Hatem El Mekki, peintre abstrait, dont la facture rappelle celle d’Alberto Giacometti. La jeune peinture emboîte davantage le pas à ce qui se passe ailleurs dans le monde153 : Sadok Gmech puise son inspiration dans le patrimoine national alors que Moncef Ben Amor se tourne vers le fantastique. Dans un autre registre, Youssef Rekik réutilise la technique de la peinture sur verre et Nja Mahdaoui retrouve la calligraphie dans sa dimension mystique.

La littérature tunisienne existe sous deux formes : en langue arabe et en langue française. La littérature arabophone remonte au viie siècle avec l’arrivée de la civilisation arabe dans la région. Elle est plus importante en volume comme en valeur que la littérature en langue française qui suit l’implantation du protectorat en 1881. Malgré la longue histoire de la littérature tunisienne, la production nationale reste pourtant maigre : la bibliographie nationale a recensé 1 249 livres non scolaires publiés en 2002 dont 885 titres en arabe154. Parmi les grands auteurs tunisiens, on peut citer Abou el Kacem Chebbi, Moncef Ghachem et Mahmoud Messadi.



Haut de page Haut de page
Climat :

Le climat de la Tunisie se divise en sept zones bioclimatiques, la grande différence entre le nord et le reste du pays étant due à la chaîne de la dorsale tunisienne qui sépare les zones soumises au climat méditerranéen de celles soumises au climat aride engendré par le Sahara. En raison de sa situation géographique, le climat tunisien est influencé par divers types de vents : la côte nord est exposée aux vents marins soufflant depuis le sud de la France, ce qui provoque une baisse significative des températures et une hausse des précipitations, et le sud du pays aux vents chauds et secs tels le sirocco soufflant sur les grandes étendues désertiques et les plaines. Le pays bénéficie également d’un taux d’ensoleillement important (dépassant 3 000 heures par an). Les températures varient en raison de la latitude, de l’altitude et de la proximité ou de l’éloignement de la mer Méditerranée. S’il peut faire quelques degrés au-dessous de 0°C en hiver dans les montagnes de Kroumirie, la température grimpe parfois en été aux environs de 50 °C dans les régions désertiques. La pluviométrie annuelle varie également selon les régions : d’environ 1 000 millimètres au nord à environ 380 mm au centre et moins de 300 mm au sud.



Haut de page Haut de page
Culture :

La culture de la Tunisie se diversifie par un héritage de quelques 3 000 ans d’histoire et une position géographique en plein bassin méditerranéen, berceau des civilisations les plus prestigieuses et des principales religions monothéistes. La Tunisie a en effet été un carrefour de civilisations et sa culture reflète les traces des cultures punique, arabe, turque, africaine, européenne et musulmane ainsi que l’influence des dynasties successives qui ont régné sur le pays.



Haut de page Haut de page
Démographie :

Alors que la vaste majorité des Tunisiens (98 %) s’identifient culturellement aux Arabes, certaines études tendent à indiquer qu’ils seraient ethniquement plus proches des Berbères mais aussi de certains Européens :

« Comparés avec d’autres communautés, notre résultat indique que les Tunisiens sont très liés aux Nord-Africains et aux Européens de l’Ouest, en particulier aux Ibériques, et que les Tunisiens, les Algériens et les Marocains sont proches des Berbères, suggérant une petite contribution génétique des Arabes qui ont peuplé la région au viie ou viiie siècle. »

Toutefois, de nombreuses civilisations ont envahi le pays puis ont été assimilées à des degrés divers : Phéniciens, Romains, Vandales venant d’Allemagne, Ottomans et enfin Français. De plus, beaucoup de Maures et de Juifs arrivèrent d’Andalousie à la fin du xve siècle.

Les premiers Arabes orientaux, venus à partir du viie siècle avec les conquêtes musulmanes, ont contribué à l’islamisation de la majeure partie de l’Ifriqiya. À cette occasion se créent quelques villes nouvelles dont Kairouan et Mahdia. C’est à partir du xie siècle, avec l’arrivée des tribus hilaliennes chassées d’Égypte, que l’arabisation linguistique et culturelle devient déterminante. Certains groupes, descendants des Berbères, ont cependant su conserver leur langue et leurs coutumes, souvent en raison de leur enclavement géographique. En effet, de nos jours, ils habitent souvent les régions de montagnes (Matmata, Tataouine, Gafsa ou Sbeïtla). Toutefois, les berbèrophones, qui représentent une minorité ethnique au Maroc et en Algérie, restent peu nombreux en Tunisie.

Presque la totalité des Tunisiens (98 % de la population) est de confession musulmane sunnite de rite malékite. De la forte population juive qui a existé durant 2 000 ans, au sud de Djerba, il n’en reste plus aujourd’hui qu’une infime partie, vivant principalement dans la région de Tunis, car la majorité des Juifs tunisiens ont en effet émigré vers Israël ou la France. Il existe également une petite population chrétienne. Les quelques tribus nomades, minoritaires, sont pour la plupart intégrées et sédentarisées.

La Tunisie a dépassé le cap des dix millions d’habitants en 2005, ce qui correspond à un triplement de sa population depuis 1956 (3 448 000 habitants) et à un doublement depuis le début des années 1970. Néanmoins, la croissance démographique ralentit, le pays accélérant sa transition démographique dans les années 1990. L’indice de fécondité recule graduellement : le nombre d’enfants par femme est passé de près de six dans les années 1960 à 3,4 en 1994 et serait de deux en 2006 (niveau le plus faible du monde arabe). Ainsi, l’accroissement annuel est réduit à 1,08. Mais la Tunisie est aussi un pays qui connaît un taux important d’émigration : le nombre de Tunisiens résidant à l’étranger est évalué à 885 000 personnes. 83 % d’entre eux résident en Europe dont 511 000 en France.



Haut de page Haut de page
Economie :
En 2007, le produit intérieur brut (PIB) de la Tunisie atteint 34,540 milliards de dollars soit une hausse de 6,3 % par rapport à 2006. En 1960, celui-ci ne se montait qu’à 847 millions de dollars, passant à 1,581 milliard en 1970, 8,634 millards en 1980, 12,875 milliards en 1990 et 21,254 milliards en 1999. Quant à la population active, elle atteint 3,593 millions de personnes mais la population active occupée totalise 3,085 millions de personnes, dont près de 30 % de femmes, ce qui représente tout de même plus du double du niveau de 1980.

Haut de page Haut de page
Éducation :
L’éducation préscolaire non obligatoire, qui s’adresse aux enfants de trois à six ans143, est dispensée dans les jardins d’enfants144. L’enseignement de base est obligatoire et gratuit, de six à seize ans, et se répartit sur deux cycles : le premier cycle, d’une durée de six ans, est dispensé à l’école primaire alors que le deuxième cycle, d’une durée de trois ans, se déroule au collège.

Ce parcours est sanctionné par le diplôme de fin d’études de l’enseignement de base permettant aux diplômés d’accéder à l’enseignement secondaire (toujours gratuit) dispensé au lycée durant quatre ans à partir de la réforme de 1995144. Il comprend un tronc commun d’une année (trois jusqu’en 1991) au terme duquel les élèves sont orientés vers un deuxième cycle de trois ans comprenant cinq filières (lettres, sciences, techniques, sciences de l'informatique et économie-gestion) et sanctionné par le baccalauréat permettant l’accès à l’enseignement supérieur144 qui compte notamment 179 établissements rattachés aux treize universités — dont cinq à Tunis, une à Sousse, une à Sfax, une à Kairouan, une à Gabès, une à Gafsa, une à Monastir et une à Jendouba — mais aussi 24 instituts supérieurs d’études technologiques (ISET).

La formation professionnelle est assurée par un ensemble d’opérateurs publics parmi lesquels figure l’Agence tunisienne de la formation professionnelle qui assure une tutelle pédagogique de l’ensemble des opérateurs publics et privés144. Les diplômes délivrés après une formation initiale sont de trois niveaux : le certificat d’aptitude professionnelle (CAP) qui sanctionne un cycle de formation d’une durée minimale d’une année après l’enseignement de base, le brevet de technicien professionnel (BTP) qui sanctionne un cycle de formation d’une durée minimale d’une année après la fin du premier cycle de l’enseignement secondaire ou après l’obtention du CAP et le brevet de technicien supérieur qui sanctionne un cycle de formation d’une durée minimale de deux années après le baccalauréat ou après l’obtention du BTP.

Alors que 21 % du budget national est consacré en 2008 à l’éducation nationale, le nombre d’élèves inscrits dans les niveaux primaire et secondaire se monte à 2,1 millions en 2008 contre 2,4 millions en 2000 et 1,7 million en 1987 ; 370 000 étudiants sont inscrits dans le même temps dans l’enseignement supérieur146, soit 27 % de la classe d’âge concernée19. En 2005, le taux d’alphabétisation est de 76,2 % et le taux de scolarisation des enfants de 12 à 17 ans, égal pour les garçons et les filles, est de 66 %19.



Haut de page Haut de page
Environnement :
La flore varie beaucoup en fonction des régions : celle des régions côtières est semblable à celle de l’Europe méridionale et comprend prairies, garrigue, maquis et forêts de chênes-liège. Plus au sud, la végétation est de type steppique avec une dominance de l’alfa. Dans les régions arides de l’extrême sud, les oasis sont plantées de palmiers-dattiers.

Huit aires naturelles ont été érigées en parcs nationaux. Le parc national de l'Ichkeul, qui s’étend sur 12 600 hectares, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Il existe également seize réserves naturelles qui ont pour but d’être un habitat pour des espèces ayant une valeur écologique et économique et en tant qu’écosystèmes vulnérables.

Selon une étude du programme méditerranéen du WWF, la région côtière du nord-ouest figure parmi les treize sites de la Méditerranée qui se distinguent par leur richesse naturelle, leur biodiversité et leurs espèces végétales et animales uniques.



Haut de page Haut de page
Gastronomie :

La cuisine tunisienne est essentiellement basée sur les légumes, la viande de mouton et de bœuf (et dans certaines régions celle du chameau), le poisson — surtout le long des côtes — et les pâtes.

Le plat le plus consommé reste sans doute les pâtes et en particulier les spaghettis et macaronis servis généralement avec de la sauce tomate et de l’harissa, même si le plat traditionnel reste le couscous. Le pain italien (pain blanc avec beaucoup de mie) est également un aliment apprécié de beaucoup de Tunisiens. Le sandwich au thon constitué d’une demi-baguette remplie de miettes de thon, d’harissa avec parfois des olives vertes, des câpres et des rondelles d’œufs durs, est vendu dans toutes les échoppes d’alimentation. Un autre plat fort réputé est le brik à l’œuf ou avec des garnitures à base de viande et de fromage.

La cuisine tunisienne se différencie quelque peu de ses voisines maghrébines. Le tajine tunisien, contrairement à la version marocaine, consiste en une sorte de terrine à base d’œuf, de viande, de pommes de terre et de persil. Le couscous, lui, se caractérise par une combinaison entre les légumes (pommes de terre, tomate, carottes, courge, etc.), la viande (surtout celle de l’agneau) ou le poisson et la semoule.



Haut de page Haut de page
Géographie :

La Tunisie est le pays le plus au nord du continent africain. Il est séparé de l’Europe par 140 kilomètres au niveau du détroit de Sicile et rattaché au Maghreb dont il est le plus petit État. Disposant d’une superficie de 163 610 km23, le pays est limité à l’ouest par l’Algérie (965 km de frontière commune), au sud-est par la Libye (459 km) et au nord et à l’est par la mer Méditerranée (1 298 km de côtes).

Les terres cultivées représentent 4,9 millions d’hectares dont 1,6 consacré à la culture des céréales, 1,6 consacré à la culture de l’olivier et 400 000 hectares consacrés aux cultures irriguées. Le désert occupe une superficie comprise entre 33 % et 40 % du territoire selon qu’on le définisse d’après l’aridité ou selon des caractéristiques paysagères.

La Tunisie possède un relief contrasté entre une partie septentrionale et occidentale montagneuse située dans l’extension du massif montagneux de l’Atlas — son point culminant est le Djebel Chambi (1 544 mètres) — et coupée par la plaine de la Medjerda (seul cours d’eau alimenté de façon continue), une partie orientale plane s’étendant entre Hammamet et Ben Gardane et une partie méridionale désertique divisée entre une succession de chotts (Chott el-Gharsa, Chott el-Jérid et Chott el-Fejaj), des plateaux rocheux et les dunes du Grand Erg Oriental. Le littoral parsemé de tombolos et de lagunes s’étend sur 1 298 kilomètres dont 575 de plages sablonneuses. Quelques îles dont les Kerkennah et Djerba parsèment le littoral.



Haut de page Haut de page
Gouvernorats :
La Tunisie est divisée en 24 gouvernorats qui portent le nom de leurs chefs-lieux :

Tunis, Ariana, Ben Arous, La Manouba, Béja
Jendouba, Le Kef, Siliana, Bizerte, Nabeul
Zaghouan, Gafsa, Kairouan, Kasserine
Mahdia, Monastir, Sfax, Sidi Bouzid
Sousse, Gabès, Kébili, Médenine, Tataouine, Tozeur

À leur tête se trouvent des gouverneurs, nommés par le président de la République, qui sont les « dépositaires » de l’autorité de l’État. Trois institutions les aident à accomplir leurs missions :
- le conseil local de développement ;
- le conseil rural ;
- le comité de quartier.

Aux côtés des gouverneurs se trouvent les Conseils régionaux qui sont chargés d’examiner « toutes les questions intéressant le gouvernorat dans les domaines économiques, sociaux et culturels ». Ils donnent ainsi leur avis sur les programmes et projets que l’État envisage de réaliser dans leur gouvernorat respectif, arrêtent le budget des gouvernorats et les impôts perçus au profit de la collectivité publique et établissent des relations de coopération avec des instances étrangères de niveau régional (après approbation du ministre de l’Intérieur).



Haut de page Haut de page
Histoire :
Le 25 mars61, l’Assemblée nationale constituante est élue : le Néo-Destour en remporte tous les sièges et Bourguiba est porté à sa tête le 8 avril19,79. Le 11 avril, il devient le Premier ministre de Lamine Bey88. Le Code du statut personnel, à tendance progressiste, est proclamé le 13 août93 et, le 25 juillet 1957, la monarchie est abolie, la Tunisie devenant une république94 dont Bourguiba est élu président95 le 8 novembre 1959.

Le 8 février 1958, en pleine guerre d'Algérie, des avions de l’armée française franchissent la frontière algéro-tunisienne et bombardent le village tunisien de Sakiet Sidi Youssef19. En 1961, dans un contexte d’achèvement prévisible de la guerre, la Tunisie revendique la rétrocession de la base de Bizerte76 : la crise qui suit fait près d’un millier de morts, essentiellement tunisiens76, et la France finit, le 15 octobre 1963, par rétrocéder la base à l’État tunisien.

Avec l’assassinat de Salah Ben Youssef, principal opposant de Bourguiba depuis 195595, à Francfort et l’interdiction du Parti communiste (PCT) le 8 janvier 1963, la République tunisienne devient un régime de parti unique dirigé par le Néo-Destour95. En mars 1963, Ahmed Ben Salah entame une politique « socialiste » d’étatisation pratiquement totale de l’économie. Des émeutes contre la collectivisation des terres dans le Sahel tunisien le 26 janvier 1969 poussent au limogeage de Ben Salah le 8 septembre avec la fin de l’expérience socialiste95. Avec une économie affaiblie par la fin du socialisme et un panarabisme défendu par Mouammar Kadhafi, un projet politique qui unifierait la Tunisie et la Libye sous le nom de République arabe islamique est lancé en 1974 mais échoue très rapidement en raison des tensions tant nationales qu’internationales. Après la condamnation à une lourde peine de prison de Ben Salah, rendu responsable de l’échec de la politique des coopératives, viennent l’épuration de l’aile libérale du PSD animée par Ahmed Mestiri puis la proclamation de Bourguiba comme président à vie en 197519. C’est dans ces conditions, marquées par un léger desserrement de l’étau du PSD sous le gouvernement d’Hédi Nouira, que l’UGTT gagne en autonomie tandis que naît en 1977 la Ligue tunisienne des droits de l'homme. Le coup de force du « Jeudi noir » contre l’UGTT en janvier 1978 puis l’attaque contre la ville minière de Gafsa, en janvier 1980, ne suffisent pas à museler la société civile émergente.

Dès le début des années 1980, le pays traverse une crise politique et sociale97 où se conjuguent le développement du clientélisme et de la corruption, la paralysie de l’État devant la dégradation de la santé de Bourguiba, les luttes de succession et le durcissement du régime. En 1981, la restauration partielle du pluralisme politique, avec la levée de l’interdiction frappant le Parti communiste, suscite des espoirs qui seront déçus par la falsification des résultats aux élections législatives de novembre. Par la suite, la répression sanglante des « émeutes du pain » de décembre 198397, la nouvelle déstabilisation de l’UGTT et l’arrestation de son dirigeant Habib Achour contribuent à accélérer la chute du président vieillissant82. La situation favorise la montée de l’islamisme88 et le long règne de Bourguiba s’achève dans une lutte contre l’islamisme menée par Zine el-Abidine Ben Ali, nommé ministre de l’Intérieur puis Premier ministre en octobre 1987.

Le 7 novembre 1987, Ben Ali dépose le président pour sénilité, action accueillie favorablement par une large fraction du monde politique97. Élu le 2 avril 1989 avec 99,27 % des voix98, le nouveau président réussit à relancer l’économie alors que, sur le plan de la sécurité, le régime s’enorgueillit d’avoir épargné au pays les convulsions islamistes qui ensanglantent l’Algérie voisine, grâce à la neutralisation du parti Ennahda au prix de l’arrestation de dizaines de milliers de militants et de multiples procès au début des années 199082. Les opposants laïques signent quant à eux le Pacte national en 1988, plate-forme destinée à la démocratisation du régime. Pourtant, l’opposition et de nombreuses ONG de défense des droits de l'homme accusent peu à peu le régime d’attenter aux libertés publiques69 en étendant la répression au-delà du mouvement islamiste. En 1994, le président Ben Ali est réélu avec 99,91 % des voix99,100 et signe l’année suivante un accord de libre-échange avec l’Union européenne76. Les élections du 24 novembre 1999, bien qu’elles soient les premières présidentielles à être pluralistes avec trois candidats, voient le président Ben Ali réélu avec un score comparable aux scrutins précédents98,100. La réforme de la constitution approuvée par référendum le 26 mai 2002 accroît encore les pouvoirs du président, repousse l’âge limite des candidats, supprime la limite des trois mandats réintroduite en 1988 et permet au président de briguer de nouveaux mandats au-delà de l’échéance de 2004 tout en bénéficiant d’une immunité judiciaire à vie82. Le 11 avril 2002, un attentat au camion piégé vise la synagogue de la Ghriba et provoque la mort de 19 personnes dont quatorze touristes allemands.

Le 25 octobre 2009, le président Ben Ali est réélu pour un cinquième mandat consécutif avec 89,62 % des voix, passant pour la première fois sous la barre des 90 %. La campagne est marquée par une visibilité accrue de son épouse Leïla101. L'un des gendres du couple, Mohamed Sakhr El Materi, est élu député à cette occasion102.

Haut de page Haut de page

Infrastructures :

En matière de transport, la Tunisie compte aujourd’hui sept ports de commerce (Radès, Sfax, Bizerte, Gabès, Sousse, Zarzis et La Goulette) tandis qu’un port en eaux profondes va être réalisé à Enfida. Placés sous la gestion de l’Office de la marine marchande et des ports, ils assurent à eux seuls 96 % du commerce extérieur tunisien. Avec ses 550 000 passagers et ses 415 000 croisiéristes enregistrés en 2004, le port de La Goulette est l’une des destinations les plus appréciées dans l’ouest du bassin méditerranéen. La Compagnie tunisienne de navigation, société publique, est le principal armateur du pays et assure des lignes régulières reliant les deux rives de la mer Méditerranée (vers Marseille, Gênes, Livourne et Barcelone).

Le pays compte par ailleurs trente aéroports dont sept aéroports internationaux (Tunis-Carthage, Monastir-Habib Bourguiba, Djerba-Zarzis, Tozeur-Nefta, Sfax-Thyna, Tabarka-7 novembre et Gafsa-Ksar). En 2005, 39,2 % du trafic s’effectue par l’aéroport international de Tunis-Carthage. Par ailleurs, un nouvel aéroport situé à Enfida (à cent kilomètres au sud de Tunis) devrait être opérationnel à la fin 2009 ou, plus probablement, début 2010 avec une capacité de cinq millions de passagers par an.

Le transport ferroviaire assure plus du tiers des déplacements nationaux à travers un réseau national de 2 153 kilomètres de voies ferrées. Le réseau est exploité par la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) ainsi que par la Société des transports de Tunis spécialisée dans le transport urbain dans la région de Tunis. Le réseau routier s’étend pour sa part sur 19 300 kilomètres dont 12 655 kilomètres de routes goudronnées ainsi que de trois autoroutes reliant Tunis à Sfax au sud, Bizerte au nord et Oued Zarga à l’ouest. Le secteur du transport routier domine les transports terrestres de voyageurs et de marchandises. Il est néanmoins contrôlé par les sociétés étrangères à cause du petit nombre d’entreprises tunisiennes.

Les infrastructures de télécommunications sont largement développées : le réseau téléphonique compte environ sept millions d’abonnés en 2006 dont six millions d’abonnés mobiles et environ 12,5 % de la population a accès à Internet en février 2007. L’opérateur public, Tunisie Télécom, reste le seul fournisseur de la téléphonie fixe alors que deux opérateurs se partagent à ce jour le marché de la téléphonie mobile : Tunisie Télécom et Orascom Telecom et sa marque Tunisiana. L’Agence tunisienne d'Internet gère le réseau web au plan national qui compte douze fournisseurs d’accès (sept publics et cinq privés). Par ailleurs, 281 publinets (accès publics à Internet) sont répartis sur l’ensemble du territoire.



Haut de page Haut de page
Justice :
Le droit tunisien reste largement inspiré par le droit français, tant dans son contenu que dans ses grandes divisions (public et privé) et ses structures.

Modifiée à plusieurs reprises, la constitution tunisienne garantit les principes fondamentaux suivants :
- l’indépendance de la justice (art. 65) : selon cette disposition, la justice et le corps des juges devraient jouir d’une pleine indépendance. En réalité, la justice tunisienne demeure influencée par le pouvoir exécutif. Ainsi, en tant que chef du Conseil supérieur de la magistrature, le président nomme par décret les magistrats, les révoque ou les transfère sur proposition dudit conseil.
- la garantie de certains principes fondamentaux du droit comme le principe de la présomption d’innocence (art. 12), la non-rétroactivité de la loi (art. 13), l’inviolabilité de domicile, la liberté de mouvement et les libertés d’opinion, d’expression, de publication, de réunion et d’association. Ces droits peuvent être toutefois limités par des dispositions légales ou la sécurité d’État (art. 8-10).

Le système juridictionnel est précisé par la loi portant sur l’organisation judiciaire de 1967, les règles de compétence (attribution, compétence territoriale et compétence d’exception) étant établies dans d’autres textes dont le Code de procédure pénale du 24 juillet 1968. Le système judiciaire est composé de deux grands ensembles : les juridictions civiles (ordinaire, pénale et spéciale) placées sous le contrôle du ministère de la Justice et les juridictions spéciales : Conseil de Prud’hommes, Tribunal immobilier, Conseil d’État (Tribunal administratif et Cour des comptes), Haute Cour (destinée à juger le crime de trahison commis par un membre du gouvernement) et Tribunal militaire (qui n’est pas une juridiction d’exception selon les autorités tunisiennes). Le domaine de compétence de ce dernier s’étend principalement aux atteintes à la sécurité nationale et à la sûreté intérieure de l’État.



Haut de page Haut de page
Langues :

La Tunisie est l’État du Maghreb le plus homogène sur le plan linguistique car la quasi-totalité de la population parle l’arabe tunisien et maîtrise l’arabe littéral qui est la langue officielle du pays. L’arabe tunisien est en fait un dialecte dérivé de l’arabe littéral — ou plus exactement un ensemble de dialectes139 pour lesquels il n’existe aucun organisme officiel de normalisation — qui est surtout parlé dans le cadre d’un dialogue quotidien au sein de la famille.

Durant le protectorat français en Tunisie, le français s’impose à travers les institutions, particulièrement l’éducation, qui deviennent un fort vecteur de diffusion. À partir de l’indépendance, le pays s’arabise peu à peu même si l’administration, la justice et l’enseignement restent longtemps bilingues alors que la connaissance des langues européennes est renforcée par l’exposition de la Tunisie à ce continent par l’intermédiaire de la télévision et du tourisme.

Les années 1990 marquent un tournant avec l’arabisation des cours de sciences jusqu’à la fin du collège, avec toutes les difficultés occasionnées par ce type de processus, afin de faciliter l’accès aux études supérieures et ce dans un contexte de réhabilitation du référent arabo-islamique dans l’espace public. En octobre 1999, les établissements commerciaux se voient contraints d’accorder deux fois plus de place aux caractères arabes qu’aux caractères latins. Dans le même temps, l’administration se voit contrainte de communiquer exclusivement en arabe mais seuls les ministères de la Défense et de la Justice et le parlement sont totalement arabisés. Dans ce contexte, l’usage du français semble régresser malgré le nombre accru de diplômés du système d’enseignement, ce qui conduit au fait qu’une bonne pratique du français demeure un marqueur social important. Puisqu’elle reste largement pratiquée dans les milieux d’affaires, l’univers médical et le monde culturel, on peut même considérer qu’elle s’est embourgeoisée.



Haut de page Haut de page
Médias :

Le paysage audiovisuel tunisien se compose de deux chaînes de télévision publiques (Tunisie 7 et Tunisie 21) ainsi que de quelques chaînes de télévision privées (Hannibal TV et son groupe ainsi que Nessma) nées du processus d’ouverture au secteur privé initié en 2003. Il existe également quatre stations de radio nationales (Radio Tunis, Radio Tunisie Culture, Radio Jeunes et RTCI) et cinq régionales de même que trois radios privées (Mosaïque FM, Jawhara FM et Zitouna FM).

La presse écrite compte en 2007 quelques 245 quotidiens et revues en grande partie (90 %) détenus par des groupes privés et des indépendants. La liberté de la presse est garantie par la constitution même si la quasi-totalité des journaux suit la ligne gouvernementale et rapporte sans approche critique les activités du président de la République, du gouvernement et du Rassemblement constitutionnel démocratique (parti au pouvoir) au travers des dépêches de l’agence Tunis Afrique Presse.



Haut de page Haut de page
Religion :

L’islam est la religion principale et officielle de la Tunisie avec un taux qui avoisine les 98 % de la population. 85 % des musulmans tunisiens sont sunnites de rite malékite, le reste étant hanafite et ibadites. Le christianisme, le judaïsme et le bahaïsme sont très minoritaires en Tunisie mais le pays se caractérise par sa tolérance et son ouverture aux autres cultures qui ont fait son identité.

La constitution tunisienne prévoit ainsi l’exercice libre de la foi tant qu’elle ne porte pas atteinte à l’ordre public. Le gouvernement respecte généralement ce droit. Cependant, il ne permet pas l’établissement de partis politiques basés sur la religion, interdit le prosélytisme, la polygamie, et limite le port du hijab, notamment dans les administrations et les écoles publiques. Les fêtes religieuses musulmanes (Aïd el-Kebir, Aïd el-Fitr, Mawlid, etc.) sont considérées comme des jours fériés.

Les Tunisiens conservent par ailleurs quelques croyances d’origine païenne comme le mauvais œil. Par ailleurs, le pays est parsemé de petites constructions blanches appelées marabouts. Ce sont les tombeaux de sages qui sont censés avoir un certain privilège dans l’au-delà leur permettant d’être un lien entre l’homme et Dieu. Aujourd’hui encore, des Tunisiens continuent à les prier et à leur demander d’intercéder pour eux auprès d’Allah et de faire accepter leur demande. Ces pratiques sont toutefois dénoncées par le sunnisme comme forme d’association religieuse.



Haut de page Haut de page
Secteurs :
Depuis l’indépendance de la Tunisie, l’agriculture a enregistré des taux de croissance importants et a permis au pays d’atteindre un niveau de sécurité alimentaire suffisant. En dépit du développement des autres secteurs de l’économie nationale, l’agriculture conserve une importance sociale et économique : elle assure environ 12,3 % du PIB et emploie 16,3 % de la main-d’œuvre en 2006. Les principales productions agricoles sont les céréales (blé et orge), les olives (4e producteur mondial et 2e exportateur mondial)122, les dattes, les agrumes et les produits de la mer. La gestion de l’agriculture appartient encore à des organismes d’État tels les offices des céréales, de la pêche ou de l’huile mais le secteur agricole est de plus en plus pris en charge par des groupes privés souvent présents dans l’industrie agroalimentaire tel le groupe Poulina qui est le premier groupe privé du pays.

En matière industrielle, la Tunisie est le premier exportateur d’Afrique en valeur absolue : elle est ainsi passée devant l’Afrique du Sud en 1999123. Les secteurs du textile et de l’agroalimentaire représentent 50 % de la production et 60 % de l’emploi de l’industrie manufacturière. Mais, après avoir cru à un rythme annuel de 2,1 % (entre 2000 et 2005), l’industrie tunisienne fait aujourd’hui face à la concurrence étrangère. Toutefois, les exportations de produits mécaniques et électriques se sont multipliées par cinq entre 1995 et 2005124. Quatrième fournisseur de l’Union européenne en produits textiles, elle était jusqu’en 2002 le premier fournisseur de la France avant d’être surclassée par la Chine en 2003. Les ressources naturelles de la Tunisie restent quant à elles modestes, ce qui contraint le pays à importer du pétrole.

Dans le secteur des services, le développement du tourisme remonte aux années 1960 grâce à l’action conjuguée de l’État et de groupes privés. Le secteur touristique représente 6,5 % du PIB et fournit 340 000 emplois dont 85 000 emplois directs, soit 11,5 % de la population active occupée avec une forte part d’emploi saisonnier. Outre le tourisme balnéaire majoritaire, le tourisme saharien (Douz et Tozeur attirant chaque année plus de 250 000 touristes durant toute l’année) est en fort développement. Plus récemment, le tourisme vert, la thalassothérapie et le tourisme médical sont apparus et croissent très rapidement. Le secteur du commerce et de la distribution, qui emploie plus de 500 000 personnes et participe à 10,7 % du PIB national, se divise en deux catégories125. Ainsi, le secteur se caractérise encore par la prédominance du commerce traditionnel avec 88 % (2006) du chiffre d’affaires, l’essentiel des transactions commerciales étant réalisé par de petits commerçants. La distribution moderne, qui compte pour 12 % du chiffre d’affaires global et regroupe des enseignes nationales et internationales, n’est apparue que lorsque le marché s’est libéralisé en 1999.



Haut de page Haut de page

Services  :

Langues officielles : Arabe1 (de jure), Français (de facto)
Capitale : Tunis 36°84'N 10°22'E
Plus grande ville : Tunis


Forme de l’État : République présidentielle
 - Président de la République : Moncef Marzouki
 - Premier ministre : Mohamed Jebali


Superficie : Classé 90e
 - Totale : 163 610 km²
 - Eau (%) : 5 %


Population : Classé 77e
 - Totale (2009) : 10 486 3392 hab.
 - Densité : 65,6 hab./km²


Indépendance : France
 - Indépendance : 20 mars 1956


Gentilé : Tunisien, Tunisienne
IDH (2007) : 0,766 (moyen) ( 91)
Monnaie : Dinar tunisien (TND)
Fuseau horaire : UTC +1
Hymne national : Humat Al-Hima
Domaine internet : .tn
Indicatif téléphonique : +216



Haut de page Haut de page
Sports :

Le sport en Tunisie est marqué par la domination du football, tant en termes de couverture médiatique qu’en termes de succès populaire avec 27 733 licenciés contre 13 992 pour le taekwondo. Toutefois, des sports comme le volley-ball ou le handball figurent également parmi les sports les plus représentés même si des sports moins connus sont plus pratiqués par les Tunisiens, notamment les arts martiaux (taekwondo, judo et karaté), l’athlétisme voire le tennis. D’autres grands sports comme le cyclisme sont en revanche moins représentés, faute d’infrastructures, d’équipement et d’intérêt médiatique suffisant.

L’Espérance sportive de Tunis est le club de football le plus titré du championnat national avec vingt titres à son actif. Le Club athlétique bizertin devient en 1988 le premier club tunisien à avoir remporter un trophée continental : la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe. Le Club africain est le premier club tunisien à avoir remporté la Coupe d’Afrique des clubs champions en 1992. L’Étoile sportive du Sahel est le premier club tunisien à remporter la Ligue des Champions de la CAF dans sa nouvelle édition le 9 novembre 2007. Le Club sportif sfaxien a aussi remporté des manifestations continentales et régionales ; il est le premier club à remporter deux fois de suite la coupe de la CAF en 2007 et 2008.

Le derby de la capitale entre le Club africain et l’Espérance sportive de Tunis reste l’évenement footballistique phare de l’année en rassemblant à deux reprises par saison plus de 60 000 spectateurs et donnant lieu à un show (dakhla en tunisien) de la part des supporters des deux équipes. Le grand classique du championnat entre l’Espérance sportive de Tunis et l’Étoile sportive du Sahel retient également l’attention populaire et cristallise autour de lui la rivaté historique qui oppose les deux clubs.

L’année sportive tunisienne est rythmée par les grandes compétitions que sont les championnats (football, handball, volley-ball et basket-ball) et les coupes (football, handball, volley-ball et basket-ball) des sports les plus populaires. En cyclisme, discipline moins suivie, sont organisés les championnats de Tunisie de cyclisme et, de façon irrégulière, le Tour de Tunisie. Mais le pays organise également des compétitions internationales. Ainsi, la première édition de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans s’y tient en 1977 tout comme les phases finales des coupes d'Afrique des nations de football en 1965, 1994 et 2004, dernière édition remportée par la sélection nationale. Plus récemment, le championnat du monde de handball masculin 2005 s’est également tenu en Tunisie.

En mai 2007, le pays compte 1 673 clubs sportifs dont les principaux sont actifs dans le football (250) et le taekwondo (206). Viennent ensuite le karaté et ses dérivés (166), l’handisport (140), le handball (85), l’athlétisme (80), le judo (66), le kung fu (60), le kick boxing (59), le basket-ball (48), la pétanque (47), le tennis de table (45), le volley-ball (40), la boxe (37), la natation (31) et le tennis (30).

Parmi les sportifs les plus connus, Mohammed Gammoudi s’illustre en athlétisme, ce qui lui permet de remporter quatre médailles aux Jeux olympiques, ce qui en fait le sportif tunisien le plus médaillé de l’histoire du pays. La Tunisie a également vu émerger des champions dans des sports individuels tels que Anis Lounifi (champion du monde de judo) ou encore Oussama Mellouli (champion du monde de natation). En ce qui concerne les sports collectifs, les équipes nationales ont remporté une coupe d'Afrique des nations de football, sept championnats d’Afrique de handball masculin, huit championnats d’Afrique de volley-ball masculin ou encore la compétition de basket-ball des Jeux panafricains de 1973.



Haut de page Haut de page
Tourisme :
Le tourisme en Tunisie est l'un des secteurs les plus dynamiques de l'économie de la Tunisie et une source de devises pour le pays. Le tourisme a un effet d'entraînement sur d'autres secteurs économiques, tels que le transport aérien, l'artisanat, le commerce et le bâtiment.<p>
La position géographique de la Tunisie au sud du bassin méditerranéen, avec 1 300 kilomètres de côtes en grande partie sablonneuses, un climat méditerranéen chaud l'été et doux l'hiver, un patrimoine civilisationnel très riche (huit sites inscrits à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco) et surtout un coût bas du séjour touristique, font de ce pays l'une des principales destinations des touristes européens en Afrique et dans le monde arabe (quatrième pays le plus visité après l'Égypte, l'Afrique du Sud et le Maroc) : la Tunisie a accueilli 7 048 999 visiteurs en 2008.</p>


Haut de page Haut de page
Traditions :

La Tunisie est réputée pour ses nombreux produits artisanaux dont les diverses régions du pays font leur spécificité. La poterie tunisienne est principalement issue de Guellala, ville à l’origine de la création d’autres centres potiers sur le littoral tunisien, notamment à Tunis, Nabeul, Moknine, etc. Mais si la poterie poreuse s’identifie à Guellala, celle émaillée (jaune, verte ou brune) est la marque de fabrique de Nabeul. La ferronnerie remonte pour sa part à l’époque andalouse lorsque l’on décorait les portes cloutées, ornement devenu caractéristique du fer forgé tunisien. Bleues par tradition, destinées à embellir les maisons et à préserver l’intimité des habitants, ces grilles rappellent les moucharabiehs de la tradition arabo-andalouse, panneaux de bois sculpté qui permettaient aux femmes de regarder dans la rue sans être vues. La ville de Kairouan constitue quant à elle le centre national de production de tapis. La Tunisie possède enfin une riche tradition de mosaïques remontant à la période antique.

Le costume traditionnel est la tenue par excellence des mariages et autres cérémonies. Au niveau national, c’est la jebba qui s’est imposée comme habit traditionnel. Les babouches masculines sont en général de la couleur naturelle du cuir, celles des femmes étant dans leur majorité brodées de fils de soie, de coton, d’or et d’argent avec des motifs floraux ou des croissants.

Importé par les Andalous au xvie siècle, le jasmin est devenu la fleur emblématique de la Tunisie. Dès la tombée de la nuit, les vendeurs confectionnent de petits bouquets et les vendent aux passants dans la rue ou aux automobilistes arrêtés aux carrefours. Par ailleurs, le jasmin fait l’objet d’un langage spécifique. Ainsi, un homme qui en porte à l’oreille gauche indique qu’il est célibataire. Par ailleurs, offrir du jasmin blanc est une preuve d’amour alors qu’offrir du jasmin d'hiver, sans odeur, est signe d’insolence.



Haut de page Haut de page


Villes :

Villes : 
Aîn Draham Détails
Béja Détails
Ben Gardane Détails
Béni Khiar Détails
Bizerte Détails
Borj Cedria/Slimane Détails
Côtes de Carthage Détails
Djerba Détails
Dougga/Tboursouk Détails
Douz Détails
El Djem Détails
El Haouaria Détails
El Kef Détails
Ezzahra Détails
Gabès Détails
Gafsa Détails
Gammarth Détails
Ghar El Melh Détails
Hammam Sousse Détails
Hammamet Détails
Hammamet Mrazga Détails
Hammamet Nord Détails
Hammamet Sud Détails
Hammamet Yasmine Détails
Hergla Détails
Jendouba Détails
Kairouan Détails
Kebili Détails
Kelibia Détails
Kerkennah Détails
Korba Détails
Korbous Détails
Ksar Ghilane Détails
Mahdia Détails
Matmata Détails
Médenine Détails
Monastir Détails
Monastir Skanès Détails
Nabeul Détails
Nefta Détails
Remada Détails
Sbeïtla Détails
Sfax Détails
Sidi Bouzid Détails
Sousse Détails
Sousse Port El Kantaoui Détails
Tabarka Détails
Tajerouine Détails
Tamerza Détails
Tataouine Détails
Testour Détails
Tozeur Détails
Tunis Ville Détails
Utique Détails
Zaghouan Détails
Zarzis Détails
Zembra et Zembretta Détails

Top Haut de page

Aéroports :

Aéroport :Code :
Djerba-ZarzisDJE
Monastir SkanesMIR
SfaxSFA
TabarkaTBJ
TozeurTOE
Tunis-CarthageTUN

Top Haut de page


CYBERESA.NET // CR.RESA V 3.0.3.0 ID ( rfkzm1r2f13ixyhv5byz3wzt )